Démocratie citoyenne

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Un Président qui préside et ne se confond ni avec le chef de gouvernement, ni avec l’Assemblée Nationale

Le Président doit présider, le gouvernement gouverner. Cela fait si longtemps que ce n’est plus le cas que nous avons tous oublié que le premier Président de la Vème République ne gouvernait pas, mais présidait.

Il faut un Président :

  • Centré sur la méthode et la défense des valeurs,
  • Qui n’interfère ni dans la vie quotidienne de l’action gouvernementale, ni dans le processus de l’élaboration des lois et règlements, ni dans les discussions techniques à mener avec les professionnels,
  • Qui s’assure que les échéances prévues seront tenues, qu’il n’y a pas de contradictions entre les résultats demandés et les moyens alloués.
  • Qui s'assure que, chaque jour davantage, les territoires et les citoyens soient bien le cœur vivant de notre pays,
  • Qui s’investit sur la scène internationale pour y défendre nos valeurs et notre identité – notre langue – en premier en Europe, et plus largement partout où cela est nécessaire,
  • Qui se bat pour, comme en France, refondre l’Union européenne à partir de grands programmes citoyens, et pour revenir à une diplomatie de la paix reposant sur le renforcement des États stabilisateurs. Ces deux points seront développés plus loin au début de mes propositions sur l’exercice d’un État recentré.

Passer à une démocratie citoyenne

La démocratie citoyenne doit marcher sur deux jambes complémentaires, une politique, une économique : 
- Des citoyens acteurs qui sont en capacité de participer à la vie de leur pays : chaque Française et Français est un adulte qui est libre de décider pour sa vie personnelle et familiale. Aucune autorisation administrative n’est nécessaire pour avoir le droit d’avoir des enfants et de faire des choix pour leur éducation.Alors pourquoi comme citoyen n’en est-il pas de même ? Pourquoi n’être consulté que tous les cinq ou six ans à l’occasion des élections ? Une démocratie citoyenne s’exerce pendant les mandats. Elle complète la démocratie représentative.
- Des citoyens informés qui font leurs choix d'achat en connaissance de cause : il est impossible à chacune ou chacun d’entre nous de connaître les conséquences des choix qu’il fait quotidiennement en achetant ce produit plutôt qu’un autre. Pourtant d’un produit à l’autre les conséquences en matière d’environnement ou d’emploi ne sont pas du tout les mêmes.
Participez, proposez, argumentez ! Ce sujet plus qu’un autre est le vôtre !

La politique ne doit plus être un métier

Tout d’abord, faire en sorte que la politique ne puisse plus être un métier à temps plein de la sortie de sa scolarité à son entrée dans la tombe.

On ne doit plus y faire carrière.

Cela doit devenir un temps pendant lequel on met ses compétences au service du plus grand nombre avant de se retirer pour laisser la place aux autres.

Notamment avec l’interdiction du cumul d’un grand nombre de mandats exécutifs dans le temps, de quelle que nature qu’il soit (membre de l’exécutif d’une commune, d’un département ou d’une région, député, sénateur). Combien ? Il semble que trois est un bon compromis pour permettre l’acquisition de connaissance, sans que cela puisse devenir une profession. Débattons-en.

Mais plein de cas particuliers doivent être évoqués : en zone rurale peu peuplée, faut-il limiter les mandats ?

Débattons !

La parités des sexes

La loi sur la parité des sexes en politique doit être enfin appliquée sans aucune possibilité légale pour les partis politiques - dont le nôtre ! - de ne pas la respecter en payant des amendes. Une démocratie citoyenne doit se faire, à parité, avec des femmes et des hommes.
Cette question ne doit plus être un débat.

Qu’en pensez-vous ?

Associer les professionnels

Il semble normal et évident d'associer les professionnels... et pourtant, ce n’est pas du tout le cas actuellement : des hôpitaux sont construits sans associer le corps médical qui y travaillera ; les boulangers découvrent qu’ils ne peuvent plus faire venir leur apprenti qu’à partir de six heures du matin, c’est à dire quand le pain est cuit ; à cause de la réglementation obligatoire pour les handicapés, la taille des salons des familles modestes diminue pour financer les m2 additionnels dans les toilettes, même si aucun handicapé n’est présent dans le foyer familial ; etc.

Pourtant, le corps médical est bien le mieux placé pour savoir comment il faut travailler dans le domaine de la santé, les enseignants pour savoir comment enseigner, ou les militaires et les policiers pour inventer l’armée de demain et améliorer notre sécurité.

Et les citoyennes et les citoyens, même s’ils ne sont pas les professionnels d’un sujet, sont impactés dans leur vie quotidienne par les choix faits : chacune ou chacun est un patient actuel ou potentiel ; la mère, le père, l’oncle ou la tante d’un élève ; la victime ou le bénéficiaire d’une protection réussie ou manquée. Associons-les à la décision qui les concerne !

Si le « quoi faire » doit rester du ressort de la loi et de l’action gouvernementale, le « comment faire » doit être validé ou piloté directement par les professionnels du secteur impacté. Cela revient à remettre en question le monopole par la haute administration de la définition du « comment on fait », notamment des décrets d’application, afin d’éviter les « dispositifs hors sol » que nous connaissons tous.

Nos propositions :

Co-construire avec les professionnels

Chaque profession devra proposer au gouvernement un mode de collaboration/co-construction impliquant les représentants des organisations traditionnelles, ainsi que de simples professionnels tirés au sort. Le citoyen doit compter, ne plus subir des systèmes qui le rendent fou.

Débattons de ces modalités concrètes, secteur par secteur d’activité.

Créer une chambre citoyenne ?

Est-ce que ceci doit conduire à créer une Chambre citoyenne composée de citoyens tirés au sort ? Pourquoi pas. Nous confions bien notre vie à des jurys d’assise, pourquoi pas nos lois.

Le pouvoir d'annulation des citoyens

Toute décision concrète d’une grande administration doit pouvoir être remise en cause par les citoyens à partir du moment où une pétition rassemble un nombre minimal de citoyens.
Débattons-en !
Par exemple la décision de Pôle Emploi de ne plus permettre l’inscription des chômeurs que par internet : qu’en pense le peuple pour qui Pôle Emploi a été créé ?

Associer les élus aux choix des administrations

Les associations de maires, élus en contact direct avec les citoyens, doivent être associées à tous les choix des grandes administrations qui impactent leur territoire.
Faut-il étendre le mode de collaboration qui a été initié et proposé par la Poste, notamment par l’ancien Président de la Poste ? Il y a là un modèle qui, pour imparfait qu’il soit, a le mérite d’exister.

Les référendums citoyens

Autre brique indispensable pour aller vers une démocratie citoyenne : mettre en place comme en Suisse des référendums locaux et nationaux. Ce qui fonctionne sur une rive du lac Léman n’a pas de raison de ne pas fonctionner sur l’autre !

Débattons de leur périmètre dans un premier temps.

Mais pour que de tels référendums puissent être efficaces et pour que les citoyens puissent exprimer un réel contrepouvoir face aux élus locaux, faut-il encore qu’ils soient informés. La mise en place d’un accès facile et aisé à toutes les données publiques est donc nécessaire.

La comptabilisation des votes blanc

Une demande simple, logique et facile à prendre en compte, non ? Permettre aux citoyens qui ne se retrouvent dans aucune des propositions faites, de pouvoir compter. Tout simplement !

Le vote des immigrés

Toujours sur ce sujet de l’élection et de la comptabilisation des voix, ouvrons le débat sur le droit de vote des immigrés. Est-il normal de ne participer en rien à la vie démocratique d’un pays où l’on habite, travaille et paie des impôts ? N’est-ce pas un outil d’intégration progressive ? Débattons-en !

La refonte de la constitution

Il faut enfin être plus ambitieux et se poser la question d’une réelle refonte constitutionnelle. La nôtre est née d’une vision jacobine et centralisée de l’exercice du pouvoir, et fait peu de place aux citoyens. Simplement, cela ne peut pas être fait de façon démocratique et ouverte en un an. Cela doit être l’œuvre d’un quinquennat. Son acte final.
Pourquoi pas donc un processus pour construire tous ensemble une nouvelle constitution, qui serait soumise à l’approbation de tous à la fin 2021.

L'information sur ce que l'on achète

Les deux jambes de la démocratie citoyenne (article d'Alexandre Jardin paru dans la revue Mag'in France de janvier)
Je regarde perplexe l’immensité du choix qui s’offre à moi sur le linéaire de cet hypermarché. Quel produit choisir ? 
Chaque fabricant s’est évertué, que ce soit par la publicité ou par ce qui est écrit sur le packaging, à me vanter les performances de sa fabrication : ici une lessive qui lave plus blanc que blanc, là des slips qui me promettent de s’étendre dans toutes les directions sans jamais se déformer, plus loin un jean à la couleur garantie à vie.
Certes mais aucun ne répond vraiment à la question que moi, consomm’acteur, je me pose : si je choisis A plutôt que B quelles seront les conséquences sur l’emploi en France ? Étrange non ? 
Vous me direz que je n’ai qu’à regarder si c’est une marque française. 
Que nenni ! Car j’ai appris récemment que pour l’emploi français il valait mieux conduire une Yaris de Toyota qu’une Clio de Renault. Dans le premier cas, je participe au développement d’une usine à Valenciennes, dans le deuxième pour l’essentiel à l’usine de Bursa en Turquie. Et si jamais j’opte pour une Megane, là c’est quasiment en totalité des emplois industriels entre l’Espagne et la Turquie. Pas tout à fait pareil, non. Quant à Dacia…
Je ne dis pas que pour cela, je vais me précipiter tête baissée sur la première Yaris venue, mais a minima, j’aimerais bien être mieux informé. Je comprends que Renault soit discret sur ce sujet, mais pourquoi l’État est-il si absent en la matière ? Bizarre, non ?
Et ce n’est pas non plus le « made in France » qui va m’aider : il suffit que la finition d’un produit soit faite chez nous pour que le label soit autorisé. Pourtant à nouveau, moi citoyen de base, je ne pense pas qu’un produit « made in France » où moins de 10% de la valeur ajoutée est créée sur le territoire national, équivaut à un autre où c’est plus de 50%, voire 100%.
Suis-je pour cela protectionniste ? Est-ce que je rêve de voir se dresser tout autour de la France un mur Maginot ? Non, bien sûr ! 
Je veux simplement être informé de conséquences de mes choix. Car c’est bien le minimum. Car mon premier acte citoyen quotidien est ce que j’achète. 
Chaque euro dépensé est un bulletin de vote économique : avec ce produit, je fais fermer des usines en France ; avec celui-là, je les développe.
En marchant dans les allées de cet hypermarché, je viens de prendre conscience que la vraie démocratie citoyenne repose sur deux jambes.
La première est politique : faire en sorte que le citoyen ne soit plus un spectateur, un consommateur de la politique, mais un acteur impliqué. Et pas seulement consulté, mais bien acteur. Si elle est quasi inexistante en France – seulement dans des ilots comme à Saillans ou Kingersheim –, au moins elle est de plus en plus présente dans les débats, et même parfois – modestement – dans les programmes des candidats.
La seconde est économique : permettre au citoyen de faire des choix éclairés quant à ce qu’il achète tous les jours. De celle-ci, on ne parle quasiment jamais, et en tous cas, jamais dans les programmes politiques
Si la première est évidemment essentielle, la seconde l’est tout autant… 
Ne serait-il pas temps de marcher sur deux jambes ?


Dixième point, fondamental, la deuxième jambe de la démocratie citoyenne : l’information sur ce que l’on achète.

Par notre façon de consommer, nous sommes citoyens éclairés ou non !

Ouvrons dès à présent un chantier collectif sur l’élaboration d’un système d’étiquetage simple permettant d’un coup d’œil de comparer les impacts en matière d’environnement et d’emplois en France.

Pourquoi pas par exemple un code couleur indiquant la part de valeur ajoutée réalisée en France : vert si plus de 90%, rouge moins de 10% et une ou deux autres couleurs pour des valeurs intermédiaires. On pourrait aussi inclure une information parallèle pour la part européenne…

Ainsi, nous voterons en consommant tous les jours.

Sources